LES PETITS CRIMES, 2016



Pour ce travail, j'ai effectué un repérage virtuel sur Google Street View. En mêlant une esthétique documentaire à un aspect factice décelable grâce aux failles des captures d'écran (floutages, décalages dûs au collage encore visible, déformations...), je m'interroge sur la photographie de presse, l'image dite "d'après coup" qui illustre les faits divers.
Ne donnant rien de l'événement qu'elles illustrent, elles n'en plantent que le décor. Nous n'avons accès qu'au lieu du crime, qui doit comporter suffisamment d'indices pour que, guidé par les gros titres, le spectateur puisse s'imaginer un scénario.