CELESTIA, 2015



Avec ce projet sur l’astronomie, il s’agissait d’accéder à l’inaccessible en reconstruisant une réalité et en faisant de nouveau appel à l’imaginaire collectif. En effet, le cosmos, l’infini et la notion d’inconnu qu’il comporte, a de tout temps généré une grande fascination, et une volonté, vaine, de le contrôler. Mais la photographie n’est-elle pas l’un des principaux modes d’accès à cette réalité trop lointaine, ne serait-ce que pour l’envisager et la comprendre?

Ce travail a pour moi été l’occasion de m’interroger sur l’obsession atavique de l’homme pour l’univers et ce qui lui échappe. Entre science et fiction, entre images fabriquées, décors, maquettes, et archives récupérées, je tente de créer une forme d’exploration de l’espace à l’aide de moyens factices, une évasion artificielle.